Lire les cartes
Une carte postale c'est aussi une correspondance
qui d'écrit la vie d'autrefois.
Voici les textes de quelques unes d'entre elles.

Le 25 décembre 1915
Cher Joseph,
c'est toujours avec plaisir que je reçois ta correspondance et tes bonnes nouvelles mais je te verrai
obligé de te dire de faire un meilleur choix de tes cartes.
Nous avons vu Franscisque M , il n' a pas changé , c' est toujours le même caractère .
Ernest James est en 2° permission .
Dans 8 jours nous serons à l' année nouvelle , espérons qu' elle sera meilleur que celle qui finit .
Je fais des voeux bien sincères pour que 1916 t' apporte le bonheur et la joie et pour que
tu reviennes sain et sauf de cette grande campagne.
Au revoir , bonne année , bonne santé et bien douce amitié.
Thérèse

Le 17 octobre 1915
Trés cher ami ,
Me voilà en voyage mais pas de noces , heuresement que dans 10 jours je compte bien te serrer la main , c'est pas trop tot d'avoir quitter ce camp , je commencais par devenir sauvage moi aussi comme le pays.
A bientot , ton ami qui te la serre.

Maringues, le 8
Chers amis , que de tristesse depuis votre départ. Gabriel est parti depuis lundi. Je suis allé le voir à Clermont hier. Il pense s'en aller lundi, mais il ne sait pas du tout dans quelle direction.
Mes cousins sont partis, on est sans nouvelle de Louis. Le mari de Marcelle s'en va mardi au front. Louis de Pont-Picot est parti ce matin, je suis allée au train, cela m'a rappelé de 14 en 18
lorsque nous accompagnions mon papa. Il me semble qu'il n'y a que 8 jours de cela. Mon pauvre cricri ne va pas tarder à être rappelé, que ferons nous. Cette catastrophe à encore bien vieilli mes
parents. On nous a pris un cheval, un tombereau et les harnais. Tous cela serait encore bien rien s'ils revenaient tous. Que devenez vous, quand vous aurrez un petit moment, un petit mot nous
fera plaisir, nous sommes si tristes. Je vous embrasse tous, Suzanne.

Mon cher François,
je te remercie bien sincèrement de ton aimable carte qui me prouve que tu penses encore à moi.
De mon côté je ne t'oublie pas mais j'ai contracté à nouveau la maladie habituelle de mes vacances,
la flemme. Elle est si aigue cette année que je n'ai pas encore décidé où j'irai l'année
prochaine. Peut être ton exemple me donnera t'il un peu d'énergie, jusqu'à présent je me contente de
t'admirer et de crier bravo pour ton initiative scoute. As tu des nouvelles de Jean, va t'il
camper avec vous. Pour ma part je n'ai rien reçu , je vais encore lui envoyer une carte mais je
serais content de savoir ce qu'il en est au juste. Inutile de souhaiter à un scout de
bien s'amuser au camp. Bons souvenirs et meilleures amitiés à mon cher Fanfan. .

St. André, 26 octobre 1915
Cher ami,
J'ai reçu hier ta carte du 13 et ta lettre du 15. Nous sommes tous en
bonne santé, le cousin Eugène est prisonnier, il a écrit hier , heureux ceux-la, leurs souffrances sont
grandes, mais les balles et les obus ne tombent pas sur leur tête. Mon frère nous a écrit hier,
il est toujours en Champagne, il dit que c'est affreux. Notre petit Alexis est en classe, il
est toujours bien sage. Pour moi je suis toujours en bonne santé. Crois que ma pensée ne te
quitte pas un instant.
Philomène

Maringues, le 19 septembre 1912
Ma chère Marie,
Je te remercie infiniment du dérangement que je t'ai occasionné au sujet de ma bonne, j'ai été si occupée ces temps ci que je n'ai pas pu te répondre plus tôt , je te
dirais que ce n'est pas le rêve , mais enfin quand on a pas ce que l'on aime on est obligé de ce contenter de ce que l'on a , elle est surtout trés longue. J'espère que vous êtes tous en bonne santé
, mon mari ce joint à moi pour vous envoyer nos amitiés et pour toi chère Marie affectueux baisers sans oublier ton bébé.
Marthe

Vos amies se marient - elles evec des soldats ? Alors lorsque vous voudrez les imiter vous n'aurrez que l'embarras du
choix...
Il est bon en effet de donner tout son coeur et toute son âme ! Mais si vous saviez est pénible la séparation , combien sont douloureuses les heures angoissantes , ces heures vous les avez connues aussi , vous en savez l'amertume , mariée elles en sont encore plus tristes. Si vous saviez combie votre confiance me touche . . . Que n'êtes vous pluss prés de Maringues , se me serais une profonde joie que d'aller à vous et de revivre les heures d' Août. Vous êtes libre , et bien venez avec Jane , si cela lui est impossible , venez seule , J'irai vous chercher à la gare vous verrez c'est tres facile , le premier train part à 6h30 de Saint-Etienne , à 1h vous êtes à Clermont , le même jour à Maringues qui est à 30km seulement , Il y a le chemin de fer. Alors murissez ce projet au coin du feu . . .

Maringues, le 24 septembre 1922
Mon cher ami,
La lettre que je vous ai adressée est restée sans réponse. Cependant le 28 aoùt au moment du pélerinage de Lourdes , j'ai vu vos parents à Orcival qui m'ont affirmé que
sous peu vous alliez m'écrire. Vous le voyez j'ai attendu prés d'un mois, aussi je crains que vous ne soyez malade , ce qui expliquerait votre silence.Trouverez vous pourtant un petit moment pour
m'envoyer de vos nouvelles .Je suis chez vos parents pour 8 jours encore avant de retourner à Orcival...

Le 17 septembre 1916
Reçu avec plaisir de vos bonnes nouvelles , vous êtes bien aimable de ne pas m'oublier , espérons que nous verrons bientôt se terminer cette trop longue guerre et
reprendrons nos bonnes relations d'autrefois Ma famille et moi vous adressons nos amitiés. Reçevez cher cousin une cordiale poignée de main.

Maringues , le 31 décembre 1925
Cher cousin et chère cousine Malgrés ma négligence qui n'est pas de l'indifférence , cette fin d'année me rappelle le désir que j'ai d'avoir de vos nouvelles et j'aime
à croire que vos santés à tous les deux ne sont pas trop mauvaiseset je veux bien espérer que rien de facheux ne vous ai survenut depuis depuis les dernières nouvelles que j'ai reçu de vous. Malgrés
que j'ai pris du repos , ma santé n'est pas bien brillante en ce moment . Je suis chez ma nièce et dimanche 3 janvier je rentre chez moi à Lezoux . Recevez cher cousin pour 1926 mes souhaits les plus
sincères de santé et faits des voeux pour votre bonheur. Affectueux baisers pour tous deux. .

